Samedi ce fut une expérience intéressante.
On est partis en balade avec Mister Pension, grand moustachu,
très gentleman farmer, et un de ses potes, débonnaire viticulteur qui soignait
son mal de dos en montant Gros Cheval noir Feignant et gentil.
Mister P montait donc son grand trotteur alezan, imperturbablement
aux ordres (un Sonate x Bohémien de l’école
militaire pour mon potard), son copain montait Gros Quintet (des fesses larges
comme 2 fois celles de Sultan) et moi
sur mon double poney gris.
Je faisais hyper girly avec mon petit machin truité, plein
de cheveux, ses allures absurdes et ses manies de vieux garçon.
Je passe les détails e la balade car il n’y a que moi que
cela intéresse (paysage normands, kilomètres de chemins plats et en terre
battue encadrées de haies champêtres, 2 gués sublimes qui m’ont fait de l’œil pour
Mimir etc etc). Top top
Le fait marquant, à part la sagesse de Sultan et sa bonne
volonté évidente à suivre le rythme de ces 2 machines de guerre, c’est une
façon tout à fait différente d’aborder les choses par ces 2 cavaliers HOMMES.
·
Les mecs se mettent en selle à 2 mètre du pré,
MAIS après un pansage rigoureux, et en partant d’un montoir,
·
ils ont les rênes mi- ajustée toute le temps, MAIS ne touchent
pas à la bouche,
·
ils ont de grands sticks, MAIS ne s’en servent pas
·
ils ne parlent pas du tout à leur cheval, MAIS ne
crient jamais
·
pas de broutage DU TOUT, pas de récompense DU
TOUT, mais pas de tension, pas de fâcherie.
C’était vraiment serein et intéressant.
Vraiment c’était marrant de monter avec des mecs de la vieille
école (60 ans de moyenne d’âge) , qui ne se posent pas 10 000 questions.
En plus, se faire balader sans réfléchir à rien, sans chécker
la carte, sans rien gérer, et avec pour
tout horizon la large croupe de Quintet, c’est reposant.
Je suis bonne pour retourner en club moi.
Bon, sinon, c'est officiel; Mimir et THE BOSS of the pré. Purée, il
n’a même pas deux ans, il domine déjà Sussu et l'autre cheval. Bonjour
le carafon de pottock (et heureusement que je l'ai castré ce printemps!)
Sinon, coté relation, il est toujours toujours adorable.
La photo veut tout dire :
J’arrive au pré, je les appelle :
Mimir déboule plein cul « j’arrriiiiiiiiiiiive ! », Sussu derrière
« je viendrais bien plus vite mais c’est mouillé par terre, et puis il l
y a une branche qui me gêne »


Hi hi! Ca me rappelle les balades avec Jérôme C. ! (version cheval carrément placé mais apparemment pas plus malheureux pour autant).
RépondreSupprimer