mardi 1 novembre 2011

Où j'assorti mes cloches au paysage

Poney a mal dormi, je suis décidemment malade, c’est décidé, on fait les patachons et c’est en van que l’on descendra la montagne  pour découvrir les vignes. 

Sultan embarque d’un pas décidé, ravi de partir.

Nous, on quitte à regret cet endroit de rêve, havre de calme, de confort et de gastronomie, mais les vignes nous attendent.




On débarque au stade de Fleurie, Sultan va brouter sur le talus , dédaignant le match de foot en cours.



On selle, on check la carte et hop, go!







Les chemins sont en herbe, en sable, en terre, voir en mini graviers, mais rien de pire que ça. Autant dire qu’on se régale dans les allures.



Sultan franchit, dans le désordre,  un pont en poteaux téléphoniques couchés, des mini passerelles, des ruisseaux, des murets,  il zigzague à volonté entre les pieds de vigne, bref, c’est un champion de l’extérieur.




Seul point noir, il a tout le temps soif car il ne boit pas assez lorsque les occasions se proposent. Je soupçonne que la nuit sur litière l’a aussi moins bien réhydraté que de la bonne herbe gavée de rosée. 

A la pause midi (ou je suis malade aussi, vive la salade verte et le coca light!) , je constate que son flanc est creux, et qu’il a l’air crevé (alors que je n’avais pas à le pousser pour les allures).

Je conclue à une fatigue générale: pas assez d’eau, pas de copain, bref, légère déprime du petit. 


Ceci dit, Charles aussi a l'air fatigué, mais pas assoiffé, lui.

On déjeune à Villié Morgon, devant le caveau




On rentre donc tranquillou au pas.

Je galère pour réembarquer, Sultan en a assez, et je me maudis encore une fois de m’être énervée, mais purée, ca rend fou les van…

Il embarque en 20 min, ce qui est largement honnête, mais c’a m’a bien  stressé.

Sinon, que dire?

Un cheval volontaire, généreux, hyper communicatif avec ses petits hennissements de "bonjour" , de " au revoir", de " j’ai faim", et que sais je…

Je pense que ca n’a pas été le meilleur we de Sultan  en tout sincérité, mais bon, c’est la vie.

Moi j’ai adoré a région et passer deux jours en amoureux, mais je ne sais pas si je le  referai sans un copain cheval, ou du moins sans une pause nocturne au pré.

J’ai encore une fois l’impression de mieux  connaitre Sultan après  ces deux jours, la fatigue partagée, la bouffe, la joie (j’ai  eu des jolies séries de bonds de joie en mode poulain), les bon moments, les moins bons, on commence à avoir partagé pas mal de trucs tous les deux.

Gentil cheval.

6 commentaires:

  1. Quelle belle rando !! (sauf le fait de n'avoir pas été totalement dans ton assiette !)

    RépondreSupprimer
  2. Merci!
    Sacrés paysages...c'est sur qu'on y retournera!

    RépondreSupprimer
  3. T'as la classe avec ta bombe! C'est la réflexion que je me faisais récemment, est ce que tous seuls en balade ils s'ennuient pas un peu nos loulous.. va falloir que Charles change de destrier héhé!

    en tous cas les WE en amoureux comme ça, dans les paysages de l'automne, ça fait un peu envie :)

    RépondreSupprimer
  4. Une fois passé le problème de l'angoisse solitaire, je pense qu'ils s'ennuient ,oui, très clairement . Avec le chien, ca passe déja bcp mieux.
    Donc au choix, j'achète un chien , ou un cheval...

    RépondreSupprimer
  5. un chien , un chien, une chien , un chien !!! ....

    RépondreSupprimer
  6. ou un cheval espagnol qui, grâce à sa schizophrénie naturelle (Dr Je saute partout et Mr Je broute peinard) se suffit à lui même (ceci dit je n'ai rien contre le chien non plus!)
    Suz

    RépondreSupprimer