Ben voilà, LA séance pourrie qu’on a envie d’oublier…ça faisait longtemps ! Elle a eu lieu hier.
J’étais toute contente, au programme : Balade à 2 (facile en principe !) sur un chemin connu, en mors pour remettre gentiment les pendules à l’heure. Rien d’extraordinaire donc.
On part, et, je ne sais pas pourquoi, dans les 5 1eres minutes je n’ai pas laissé Sultan regarder la fameuse marre dont il a peur .
Peut-être parce qu’il était avec un pote, je l’ai fait passer en force. Très fière d’elle la Ariane d’avoir forcé son poulain, trop bien, il est soumis, c’est moi la chef…ouais, mais non.
Car Sultan sous ses dehors bonnasse n ‘est pas un vieux briscard de 25 ans sans aucun sang, et donc, 10 mètres après, il a littéralement pété en l’air pour une cause inconnue. Et là, je peux vous dire qu’il n’était plus du tout avec moi, lui qui m’écoute toujours si bien.
Mais moi j’ai bien compris, je l’ai stressé, je l’ai forcé, je l’ai obligé sans l’écouter, et bien voilà ce que ça donne quand on trahi la confiance de son cheval. 20/20.
On passe la barrière 1 et la 2, nickel, super contente !
Puis on arrive dans un champ ou il était prévu qu’on bosse 10 min en mode carrière, en travaillant les chevaux individuellement.
Je commence un cercle (patate) dans un coin, pensant trotter tranquillement, mais voilà que ma collègue se barren au grand galop, loinnnnnnnnnnnnnnnnn, tout au bout, vers la maison,. On ne la voyait plus.
Sultan, chauffe (normal) ,et je me retrouve obligée de le tenir fort, alors que je voulais être cool. Je ne voulais pas rattraper l’autre car je trouve ça anti pédagogique de foncer au galop ers la maison pour rattraper un autre cheval (dans le genre mauvaise habitude ça se pose là je pense), il ne tenait pas l’arrêt, donc voilà. Là encore, j’ai bien merdé, et j’ai empoigné cette pauvre bête trop fort et trop tôt.
L’autre revient « ah bon, je savais pas que les chevaux n’aimaient pas ça, désolée »..ouia ouai, super.
Du coup, c’était merdique, Sultan braqué, Ariane stressée.
On continue le trotting et on passe un nouveau champs avec des bottes, un truc idéal pour faire du point à point.
Ah mais non, car l’autre cheval ne pensait qu’à retourner at home, donc bloquait dans un sens, et embarquait dans l’autre. Et comme je suis gentille, ben moi je l’ai attendais. Résultat, rien foutu de correct.
On rentre au pas, Sultan est suant et mâche nerveusement son mors, l’échec total, honte de moi.
On a passé les barrières au retour dans le calme, TB aussi.
D’ailleurs notez bien, ce n’est pas pour rien qu’il faut décomposer le franchissement des portes, cf anecdote ci-dessous :
L’autre cheval avec qui j’étais pousse toujours les barrières lui-même et s’engouffre dans le passage. En gros, il fait tout seul, c’est marrant à regarder. Mais quand sa cavalière est un chouilla en retard sur lui, ou qu’il se précipite trop, ben ça donne ca : Elle se retrouve coincée entre le poteau et la barrière qui est en train de se refermer, le cheval force pour passer, bourrine, et elle se pète la gueule par la croupe car ses jambes ne passent pas dans l’espace restant ouvert.
Plus de peur que de mal car les étrivières se sont fort opportunément détachées, lui évitant d’être trainée au sol. Instructif hein ?
Seul point positif, on a croisé des copines au retour, et c’est Sultan qui avait le pas le plus rapide. C’est déjà ça.
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